120 tableaux de Yan Pei-Ming exposés au château de Blois

Publié le par VERONIQUE COULIBALY

"Au bord de l’eau, 108 brigands" exposition du 11 mars au 20 septembre 2009 dans la salle des Etats généraux.


Dans le cadre de TILT oeuvres du Centre national des Arts Plastiques en région Centre, le château royal de Blois expose l’œuvre de Yan Pei-Ming, maître de la peinture contemporaine de renommée internationale.

 

 

 

 

En partenariat avec le Centre national des arts plastiques (CNAP), la Région Centre et la Direction régionale des affaires culturelles du Centre, le château royal de Blois expose l’œuvre de Yan Pei-Ming, maître de la peinture contemporaine, de renommée internationale.


Installé en France depuis 1980, il a réalisé en 1994 une série de portraits évoquant le roman épique chinois "Au bord de l’eau, qui conte les forfaits de 108 brigands". Cette installation monumentale faite de 120 grandes peintures superposées sur plusieurs rangs trouvera place dans la salle des Etats Généraux du château, vaste espace magistral et spectaculaire construit au XIIIe siècle par les Comtes de Blois et ayant reçu les assemblées des Etats Généraux réunis par Henri III à la fin du XVIe siècle, d’où son nom, et dont le décor mural polychrome, exceptionnel exemple du goût néo-gothique, sera un lieu très fort pour un dialogue saisissant entre l’œuvre et le lieu. Cette exposition vise aussi à proposer aux visiteurs une relecture forte par un artiste contemporain international de premier plan de l’art du portrait.

 

Elle s’accorde à l’esprit du lieu, et fait écho aux galeries de portraits que l’on retrouve dans de nombreux châteaux et la collection du musée du château de Blois (les galeries de portraits de Beauregard et de Saint-Germain-Beaupré). Le fondement historique et traditionnel de la représentation de l’épisode d’un roman épique permettra par ailleurs un parcours dans le musée des Beaux-Arts du château, autour des collections d’art chinois jusqu’à la salle d’actualité du musée qui évoquera « les 108 brigands » dans l’art traditionnel extrême-oriental.

 

 

 

 

Vue de l'exposition au château de Blois par Monsieur Daniel Lépissier

 


 

« Quand on me demande comment je peins, je réponds comme si je faisais la guerre, de manière violente et énergique » - Yan Pei-Ming


 


Yan Pei-Ming par Daniel Lépissier

 

 

Yan Pei-Ming né en 1960 à Shanghaï, vit à Dijon. Il a été l’un des tout premiers artistes chinois à s’établir à l’étranger et à construire patiemment son œuvre et sa carrière, devenues internationales depuis plus de dix ans.
L’artiste est un peintre rigoureusement intéressé par les problématiques de la peinture, mais également par les différences culturelles existant entre les traditions artistiques orientales et occidentales. Enfant durant la Révolution Culturelle, Yan Pei-Ming, adolescent, devint un talentueux peintre au service de la propagande, représentant notamment le portrait du Président Mao.
Souvent créées sur de très grandes toiles, exclusivement ou presque exclusivement dévolues à des peintures bi-chromatiques, noir et blanc ou rouge et blanc, les images de Yan Pei-Ming traitent des grands genres de la peinture.


 

 

 

 

Onze musées dont le Château Royal de Blois se rassemblent autour de l’art contemporain de Mars 2009 à Mars 2010.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un projet de présentation des collections du Centre national des arts plastiques, le fonds national d’art contemporain dont il assure la garde et la gestion pour le compte de l’Etat, dans les musées de la région Centre piloté par le musée de l’Objet à Blois - collection d’art contemporaine, dénommé « TILT, Œuvres du Centre national des arts plastiques en Région Centre ». Elle bénéficie d’une communication commune au niveau national financée par le CNAP, la DRAC Centre et la région Centre. A cette occasion le CNAP publie un numéro de ses cahiers consacré à cette manifestation.

 

 

11/03/2009>10/03/2010 « TILT », œuvres en Région Centre

Onze musées se rassemblent pendant un an autour de l’art contemporain

TILT est une manifestation qui s’inscrit dans une démarche de sensibilisation d’un large public à l’art contemporain. Elle trouve dans la pluralité des musées, répartis sur l’ensemble du territoire de la région Centre et la diversité de leurs collections (beaux-arts, société, histoire, patrimoine monumental, patrimoine technique, collections océaniennes, art contemporain) une large palette d’interventions et de choix.

TILT joue de croisements, d’allers-retours et de renvois à partir de territoires pluriels : la géographie, l’art, mais aussi la spécificité de chaque musée. Cette diversité rejoint la réalité d’un fonds qui est le témoin de la multitude des pratiques, des médiums, des approches, des diverses lectures de la création contemporaine. Elle permet de décliner une variété d’expositions - monographique, thématique, en écho aux collections - conçues comme autant de dialogues entre patrimoine et création contemporaine. Les projets se déclinent à des périodes différentes et créeront des rendez-vous en région Centre tout au long de l’année.

TILT implique dans le Cher, à Bourges, le musée Estève et l’École nationale supérieure d’art, en Eure-et-Loir, le musée-château Saint-Jean à Nogent-le-Rotrou et le conservatoire de l’agriculture – le Compa à Chartres, dans l’Indre l’écomusée de la Brenne au Blanc et le musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun, dans l’Indre-et-Loire l’écomusée du Véron à Savigny-en-Véron et le musée des beaux-arts à Tours, dans le Loir-et-Cher le musée de l’Objet – collection d’art contemporain à Blois, le château royal de Blois et le musée de Vendôme, dans le Loiret le musée des Beaux-arts d’Orléans.

 

Des projets singuliers

A Bourges, le musée Estève accueille les œuvres de Franck Scurti, Jean Clarebout, Alain Kirili pour une « discussion » en extérieur, entre la sculpture contemporaine et l’architecture de la cour de l’Hôtel des Echevins des XVe et XVIIe siècles. Située à proximité du musée, l’École nationale supérieure d’art de Bourges construit sa proposition en choisissant des œuvres qui explorent l’idée de tension, d’énergie, d’immédiateté ou d’éclatement suscitée par le titre de la manifestation.

Le musée-château Saint-Jean de Nogent-le-Rotrou, au sein d’un monument dont la construction et les remaniements se sont étendus du XIe au XXe siècles, s’interroge sur le thème du temps suspendu. A travers une exposition convoquant la photographie, la vidéo, l’installation, il réunit entre autres les œuvres de Kolkoz, IFP ou Anna Malagrida.

Le COMPA – conservatoire de l’agriculture à Chartres, propose dans le cadre d’une exposition consacrée à l’eau et au développement durable, une recherche d’équilibre entre les ressources et les usages. Un ensemble d’œuvres souvent interactives et toujours intrigantes comme Hydra Piano de Rebecca Horn, offrira une lecture de ces notions d’équilibres.

L’écomusée de la Brenne, qui s’intéresse aux liens tissés entre l’homme et le paysage, retient des œuvres qui mêlent le naturel et l’artifice, comme Le confiturier de Patrick Van Caeckenbergh.

Le musée de l’Hospice Saint-Roch d’Issoudun présente un panorama de la sculpture au XXème siècle, qui joue du rapprochement d’œuvres intérieures et méditatives d’Etienne Martin avec l’ostentation des Policiers de Xavier Veilhan.

L’écomusée du Véron, qui travaille sur l’espace des bocages aux équilibres fragiles, s’associera à Michel Blazy, artiste atypique qui mène, à partir d’éléments végétaux notamment, une réflexion sur le temps et le vivant.

Poursuivant une collaboration entre le Centre national des arts plastiques et l’Université, le musée des beaux-arts de Tours donne à nouveau aux étudiants de l’UFR d’Histoire de l’art l’opportunité d’effectuer une sélection d’œuvres du fonds national d’art contemporain installées au sein des collections.

Le musée de l’Objet – collection d’art contemporain à Blois présente une réflexion sur la notion de monde fini. Sur une Terre aux contours et aux limites connus, l’exploration et l’aventure passent désormais par la création d’univers virtuels ou imaginaires, tels Les Finistères de Marcel Dinahet. Il organise en parallèle des mises en regard d’œuvres contemporaines en écho à sa collection sur l'objet dans l'art contemporain.

Le château royal de Blois, dans le lieu historique de la salle des Etats Généraux, dresse Les 108 brigands de Yan Pei-Ming, une installation monumentale qui constitue une galerie de portraits comme autant d’affirmations d’individualités.

Le musée de Vendôme, qui collabore depuis plusieurs années avec le Centre national des arts plastiques, organise la confrontation entre Supermarché, peinture de Philippe Cognée et deux séries de photographies dont Marseille de Bernard Plossu, questionnant le devenir urbain, sa permanence et sa fragilité.

Le musée des beaux-arts d’Orléans joue à deux mains, un parcours qui confronte des œuvres comme le Pichet de Caramia Pierangelo avec la collection d’orfèvrerie du XVIIIe siècle, et une présentation dans la salle contemporaine d’artistes en écho au triptyque d’Hélion qui traite de la dérision de la figure.

 

L’ensemble du programme est en ligne sur :

http://www.musee.regioncentre.fr


« TILT, Œuvres du Centre national des arts plastiques en région Centre » est le fruit d’un partenariat entre le Centre national des arts plastiques qui gère pour le compte de l’Etat le fonds national d’art contemporain, les onze musées participant et leurs collectivités de tutelle, la DRAC Centre (Ministère de la Culture et de la Communication), la Région Centre, et le musée de l’Objet – collection d’art contemporain à Blois, dans le cadre de ses missions de développement de projets à l’échelle régionale dans le domaine des arts plastiques.

 

Publié dans TOURISME

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