Bien triste réalité

Publié le par VERONIQUE COULIBALY


Ayant vécu de longues et belles années dans la merveilleuse campagne de notre magnifique département, je redoutais un peu quand, pour des raisons professionnelles, j’ai dû m’installer proche du centre-ville de Blois. Bien que née dans la capitale, à l’issue d’un parcours quelque peu nomade, j’avais noué des liens profonds et sincères avec des êtres attachants et sans complications particulières en ce milieu rural au sein duquel j’avais décidé de prendre un nouveau virage. Aussi lorsque j’ai annoncé mon départ pour Blois, beaucoup m’avaient colporté une réputation froide et distante, bourgeoise et dédaigneuse vis-à-vis de « l’étranger ». Ces gens-là, comme disait Brel…

Force est de constater que mon expérience a malheureusement confirmé l’existence d’un « clan » qui fait la pluie et le beau temps, accorde ou pas sa chance aux nouveaux arrivants. D’emblée je savais que je ne ferai jamais partie des « élus » protégés par cette infime tranche de la communauté blésoise car j’étais et demeure beaucoup trop non-conventionnelle ; mais je m’en moquais car, en premier lieu, je tiens à conserver mon côté marginal et, surtout, cette épreuve m’a permis de rencontrer une foule de personnages charmants dans leur simplicité, parfois pittoresques, souvent nantis d’un quotidien difficile, recherchant pour la majeure partie la chaleur d’un contact, éprouvant le besoin d’une écoute authentique, d’une main tendue, d’un petit supplément d’âme leur prouvant qu’ils n’ont pas été complètement largués dans ce monde qui va très vite, trop insolent pour les plus différents.

Ce sont ces gens-là, les seuls, les vrais blésois dans mon cœur car ils sont la multitude représentative, la masse qui, dans son vote de mars 2008, a affirmé que le fidèle et véritable intérêt que leur vouait un homme comme Monsieur Marc Gricourt depuis des années était digne de reconnaissance. Grâce au rapport de proximité entretenu, via la similitude avec leur vécu somme toute « ordinaire » et par l’absence de contacts guindés, ils se sont retrouvés dans toutes les belles qualités du candidat socialiste et de son équipe.

Toutefois ne nous leurrons pas, la tâche réservée à la nouvelle mairie est énorme car Blois, comme l’immense majorité des villes actuellement, en ces temps de crise mondiale, traverse une période pénible surtout au niveau de l’emploi. Consciente de cette douloureuse réalité qui voit près de 25% des habitants de la ZUP au chômage, réellement tombée en amour pour ma cité, j’ai décidé d’apporter mon humble contribution pour démontrer combien Blois est une agglomération attractive via la création d’un site qui comporterait le récit de son glorieux passé, la description de ses charmes incontournables, les détails de ses intérêts pratiques, les témoignages des vibrations de son cœur. Le Net est une magnifique vitrine, celle des temps modernes, un outil indispensable dans notre univers présent, la possibilité de transmettre plus largement et rapidement un maximum d’informations. Nous possédons tous nos réseaux propres et tisser des liens via la toile permet d’engendrer un effet « boule de neige » incomparable en un minimum de temps.

Dans les moments délicats il est essentiel que chacun se mobilise intensément. Seule l’union fait la force. C’est pourquoi je me suis permise, en toute innocence, bien trop naïve, d’utiliser  tous les atouts qui auraient permis de valoriser au mieux l’objet de mes articles, ma ville, celle de 50 000 âmes. Cette démarche était totalement altruiste car je ne perçois pas le moindre cent pour cet investissement personnel ; mais, si certains m’ont fourni un sympathique soutien, des encouragements bienvenus dans cette aventure inédite pour moi, d’autres n’ont songé qu’à leurs intérêts personnels comme le prouve l’attaque formulée par un commentaire que j’ai reçu tout récemment et que j’ai reporté dans une news. Pourtant je m’étais bien appliquée à mentionner clairement la source de mes reportages. Les mérites de l’auteur de ces recherches avaient même été vantés dans une chronique individuelle dans laquelle j’avais détaillé l’ouvrage en question dont j’avais affiché la première de couverture. Sous la menace d'éventuelles poursuites j'ai été contrainte de retirer les passages concernés. Sans rancune aucune, même si cela provoque des bleus lorsque notre bonne volonté est découragée par un être que l'on admirait et dont on avait vanté sans restriction la valeur...

Un autre commentaire, posté par une fausse anonyme, m’accuse de « pillage » car j’ai repris deux ou trois thèmes traités par la Nouvelle République la semaine passée. Cette personne doit sans doute penser que je suis incapable de rédiger mes propres billets, que je suis tellement envieuse des talents des journalistes de la NR que je vole leurs articles. A nul instant elle n’a compris que je n’étais intéressée que par le fond, et non la forme, de certains papiers du journal blésois, ceux révélant les travaux valorisant la commune. Aucune jalousie de ma part, pas le moindre « pillage » irrespectueux, seulement le désir d’accumuler les reflets positifs de Blois. Pour preuve, comment pourrais-je vouloir rivaliser avec une journaliste qui est capable de s’avouer « amateuse » au lieu d’amatrice dans son blog personnel ? Je ne vois là aucune matière à me sentir inférieure ou dépendante…

Triste constat. Reviens ainsi l’évidence que certains s’imaginent si haut perchés dans les sphères de notre société qu’ils n’éprouvent plus aucune déférence pour les plus petits, éternellement condamnés à ne glaner que les miettes de leurs festins. Pourtant nous sommes tous logés à la même enseigne et si demain la catastrophe est telle, même les mieux nantis y laisseront des plumes. Ce jour-là les plus modestes y trouveront sans doute une revanche car ils détiennent un avantage considérable : l’habitude. N’a rien à perdre celui qui ne possède pas…

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MATIE 28/08/2009 10:00

Je vous remercie pour cette mise point écrite avec une grande classe. Rien que lire vos articles, on voit quelqu'un d'erudit et très modeste. Continuez nous sommes avec vous.

guignard 26/08/2009 20:02

Chère Véronique Coubaly,Ne mélangeons pas, s'il vous plait, les plans. Je n'ai jamais refusé mon aide à qui que ce soit qui me l'ait demandé. Je pourrais vous citer de fort nombreuses personnes (commerçants entre autres)auxquelles j'ai fourni des images ou des textes gracieusement. Mais j'ai horreur, et je pense que vous le comprendrez, d'être mis devant le fait accompli. M'eussiez vous demandé l'autorisation de reproduire des passages de Blois de A à Z, je vous l'aurais accordé avec le plus grand plaisir. Mais utiliser sans demander - je sais que c'est que c'est monnaie courante sur le net -  c'est extrêmement déplaisant. D'autant que vous avez publié des photos (why not) mais qui pour certaines n'ont aucun rapport avec le sujet comme ce mur de la rue Alfred Halou ou les tours du château d'eau que vous rapprochez du texte sur les fortifications alors qu'il n'y a jamais eu le moindre rapport avec des fortifications. Là encore, nous en aurions parlé ensemble avant, j'aurais pu vous éviter cette bévue. Mais bon, le mal est fait de part et d'autre. Vous m'en voyez navré.Je reste cependant à votre disposition pour tous renseignements concernant la ville de Blois. Ma position à la bibliothèque de ville fait que je suis bien placé pour les fournir. Encore faut-il venir les demander...Bien cordialementBruno Guignard

Lapiplette 26/08/2009 16:59

Moi j'habite la ZUP, et j'trouve vachement sympa qui est des gens qui pense un peu a nous, pas comme ces bourges qui se prenne la grosse tête car ils ont fait un livre. Moi je suis comme toi, j'connais pas ce mec et j'y tiens pas, mais je sais seulement que j'te ferais de la pub. Courage. BIZ