Inauguration de la rue Marie-Virginie Vaslin à Blois

Publié le par VERONIQUE COULIBALY

 

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Sous les rayons presque estivaux de "Frère Soleil", le 28 avril dernier, a été inaugurée la rue Marie Virginie Vaslin, au jour du 190e anniversaire de la naissance de la fondatrice des Franciscaines servantes de Marie.


Située sur l'ancien site de la caserne Maurice de Saxe, elle relie le boulevard Carnot qui longe la basilique Notre-Dame de la Trinité au boulevard Vauban qui débouche sur la rue Monin où se trouvent depuis 2003, le généralat et la maison-mère de la Communauté.
Une centaine de personnes entourait l'évêque de Blois, Mgr Maurice de Germiny, le maire de Blois Marc Gricourt, plusieurs élus et le délégué militaire départemental adjoint venu en voisin. Ils ont été accueillis par Soeur Colette qui a salué la présence de Madame Gagnard, arrière petite-nièce de Marie Virginie Vaslin et de deux anciens maires de Vancé, commune natale de la religieuse.
 Soeur Anne Joseph Le Bellec, servante générale, a évoqué la vie de Marie Virginie Vaslin.
Depuis plus de cent cinquante ans, les Franciscaines servantes de Marie sont présentes au cœur de la ville et dans les quartiers : pendant longtemps à Cabochon, aux Cornillettes; encore aujourd'hui, sur la paroisse Saint-Joseph, rue d'Artois, rue Porte Clos-Haut. Mais elles ont aussi essaimé à travers le monde et sont présentes en Inde, à Madagascar, au Tchad et en Angleterre. Plusieurs religieuses venant de ces pays résident à la maison-mère, elles sont "les sœurs de toutes les couleurs qui marchent vite sur les trottoirs" comme les nomment des voisins du quartier.
Répondant à l'appel de l'association du Comité contre l'esclavage moderne, les sœurs sont une présence fraternelle auprès des femmes exploitées à Paris et à Londres où deux d'entre elles revivent la même situation que leur fondatrice à ses débuts.
"Nous sommes reconnaissantes à la ville de Blois de l'honneur qu'elle nous rend en inaugurant cette rue du nom de notre fondatrice. Qu'il nous soit donné la grâce d'une présence fraternelle dans ce quartier, de rester les sœurs de tous les habitants de cette belle ville de France", a conclu Sœur Anne Joseph.
La plaque portant le nom de la nouvelle voie a été dévoilée conjointement par le maire et l'évêque de Blois, Mgr de Germiny qui a relevé "le signe très fort donné à votre institut qu'une rue porte le nom de Marie Virginie Vaslin dans un nouveau quartier" souhaitant qu'elle "soit vraiment un lieu de passage, un lieu lumineux, pas seulement un lieu de communication, mais qu'elle soit un lieu de communion".
Le maire, quant à lui, a salué l'engagement de la fondatrice au service des autres contre les injustices. "Je veux associer le mot de "fraternité" à Marie Virginie Vaslin et aux sœurs. Cette valeur prônée par l'Église est aussi un des termes de la devise de la République" a déclaré M. Gricourt qui concluait en citant Voltaire :"Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères".

 

Marie Virginie Vaslin, née le 28 avril 1820 à Vancé dans la Sarthe. Obligée de quitter la maison familiale à 10 ans après le décès de sa mère, elle devient bonne à tout faire dans une famille bourgeoise. La châtelaine lui apprend à lire, à écrire, la loge pour protéger sa santé fragile. C'est là que naît son inspiration de faire aux autres ce qu'on a fait pour elle.
C'est avec cette idée qu'elle arrive à Blois en 1850, voulant protéger les jeunes filles qui arrivent de la campagne pour travailler en ville, sans famille et exposées à tous les dangers. Elle est d'abord gouvernante chez un médecin âgé en Vienne, les jeunes qu'elle rencontre et qui partagent la même situation lui demandent de vivre avec elle. Le 10 octobre 1852, elle loue une mansarde rue Beauvoir qui s'avère vite trop petite. Le groupe s'installe ensuite rue du Prêche, rue du Bourg-Neuf, place Saint-Louis, rue du Bourg Saint-Jean puis rue du Puits-Châtel dans une maison achetée par un bienfaiteur sans l'avis de Marie Virginie. Le 25 mars 1856, cette dernière et sa première compagne Émilie sont allées à l'Évêché s'engager à suivre le Christ dans la vie religieuse, spécialement en servant les domestiques.

En 1896, la communauté s'installe boulevard Eugène Riffault, au couvent Saint-Antoine bien connu de nombres de Blésois qui se souviennent de la présence des religieuses à la clinique Saint-Côme et Saint-Damien toute proche.

 

Source : Site du Diocèse de Blois


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