L'église Saint-Nicolas

1. CHRONOLOGIE
924 : Les moines reçoivent la disposition d'une église Saint-Lubin.
1114 : Incendie de l'église.
25 Avril 1138 : Le comte de Blois Thibaut IV pose la première pierre.
25 Mai 1186 : Translation des reliques de l'ancienne église dans la nouvelle en présence du comte Thibaut V. L'église n'est pas encore achevée mais elle comprend déjà le choeur, le transept et la dernière travée de la nef, comme toute église conventuelle doit abriter les stalles des moines, le choeur de Saint Laumer est profond. Entouré d'un déambulatoire sur lequel s'ouvrent les chapelles rayonnantes, il correspond au plan des églises bénédictines. Les autres travées de la nef sont encore occupées par l'ancienne église.
1210-1218 : L'église est totalement terminée. L'élévation intérieure des quatre premières travées rappelle celle de la cathédrale de Chartres commencée après 1194. La sculpture du portail est un peu plus tardive.
14° siècle : Construction de la chapelle absidale qui remplace la chapelle d'axe à l'est. Cette longue chapelle est dédiée à la Vierge Marie. C'est là que se fit inhumer Isabelle de France, première femme de Charles d'Orléans.
1356 : Pour se défendre contre l'invasion anglaise, l'église est fortifiée ce qui altère des parties des murs et des portails.
23 Août 1494 : Guy Pot, gouverneur bailli de Blois, Orléans et Tours fonde la chapelle Notre-Dame-de-Pitié dite chapelle du Gouverneur.
19 Septembre 1504 : La chapelle Notre-Dame-de-Pitié est bénie.
1568 : Les Protestants maîtres de la ville de Blois incendient l'église et détruisent les voûtes.
17° siècle : L'abbé Fouquet de La Varenne (1606-1619) et le cardinal de Sourdis (abbée de 1619 à 1629) font restaurer l'église. Le cardinal de Sourdis fait venir les bénédictins réformés de Saint-Maur.
1661 : La grande rose de la façade occidentale est refaite.
1663-1672 : Les architectes Paul et Jacques d'Aménager commencent la construction des bâtiments entourant le cloître.
22 Juin 1663 : Pose de la première pierre des nouveaux bâtiments conventuels.
1702-1723 : L'architecte Guillaume de La Tremblaye termine les bâtiments entourant le cloître et construit le grand corps de logis prolongeant le bras droit du transept.
1796 : Transfert dans l'abbaye de l'Hôtel-Dieu.
1845-1847 : Jules Potier de La Morandière et un certain Pinault construisent des bâtiments autour d'une cour ouverte sur la Loire et reliés au grand corps de logis.
1877-1899 : Les flèches de pierre sont remplacées par des flèches de charpente. Anatole de Baudot restaure l'abbaye.
Juin 1940 : Les vitraux sont anéantis par une bombe
1955-1959 : Les vitraux sont refaits sur les cartons de Max Ingrand, Janssen et Le Chevallier.

2. ARCHITECTURE
La nef, plus tardive, s'inspire de la cathédrale de Chartres et illustre parfaitement cette diffusion du style français qui, parti de l'Ile de France, allait gagner le sud de la France puis rayonner sur l'Europe entière.
EXTERIEURS
La chapelle axiale de la Vierge abrite une Assomption sculptée par Gaspart Imbert pour l'église aujourd'hui disparue de Bourgmoyen.
Au nord de l'avant choeur, un élément de retable réalisé au XV° siècle représente des scène de la vie de Sainte Marie l'Egyptienne.
Le maître-autel doré provient de Saint-Sauveur.
3. LOCALISATION DES MOBILIERS, STATUES, TABLEAUX...

| 1 | Inscription des fondations de messes dans l’église abbatiale Saint-Laumer. |
| 2 | Huile sur toile, XVIIe siècle, La Visitation |
| 3 | Autel du Sacré Cœur, de style néo-gothique en pierre de 1881 |
| 4 | Huile sur toile, signée Bonnet d’Anval, 1783, st Ignace, ste Thérèse d’Avilla et st Michel et le dragon |
| 5 | Statue, sainte Jeanne d’Arc, de C. Debert 1929 |
| 6 | Huile sur toile, saint Nicolas bénissant les 3 enfants, fin XVIIIe siècle |
| 7 | Statue polychrome, en pierre calcaire fin XVIIe siècle, Vierge de Pitié |
| 8 | Huile sur toile, milieu XVIIe siècle, adoration des mages |
| 9 | Statue en terre-cuite peinte en fausse pierre, XIXe siècle, saint Marcou |
| 10 | Tombeau du comte de Lezay-Marnésia, préfet de Loir-et-Cher (1857) |
| 11 | Tableau de retable d’un autel privilégié, le rosaire donné à saint Dominique, vers 1840 |
| 12 | Groupe sculpté : l’Assomption de la Vierge-Marie, pierre calcaire fin, |
| 13 | Tableau de l’Immaculée Conception et médaillons retraçant les mystères du rosaire |
| 14 | Autel et statue de saint Joseph |
| 15 | Peintures murales, vers 1852-1857, |
| 16 | Fonts Baptismaux |
| 17 | Statue de sainte Madeleine repentante, un flacon de parfum à ses cotés, tenant un crâne dans sa main gauche |
| 18 | Statue de sainte Thérèse en pierre, vers 1950, signée Y. Parvillée |
| 19 | Retable de pierre calcaire autrefois polychrome représentant Sainte Marie l’Egyptienne, vers 1450-60. |
| 20 | Représentation du Bienheureux Daniel Brottier, fondateur des Orphelins d’Auteuil |
| 21 | Huile sur toile, Jésus au milieu des docteurs du Temple |
| 22 | Médaillon ovale de plâtre peint en faux bronze, XIXe siècle |
| 23 | Bas-relief en pierre du XVIIe siècle de la Dormition de la Vierge |
| 24 | Autel à la romaine (accessible des 4 cotés), bois doré et plâtre peint en faux bronze. |
| 25 | Deux paires de candélabres, bois doré, provenant de la collégiale Saint-Sauveur XVIIe et XIXe siècle |
