L'Hôtel de Ville et les Jardins de l'Evêché

Publié le par VERONIQUE COULIBALY



L’HOTEL DE VILLE

En 1697, Louis XIV octroie la création d’un diocèse à Blois. Monseigneur de Berthier en est le premier évêque.

De 1697 à 1700, donation à l’évêque de Blois d’une partie du mur et fossé de la ville, achat de terrains, fermeture de la partie nord de la rue pour la construction du palais épiscopal et l’aménagement des jardins.

De 1700 à 1704, construction du palais en conservant l’ancien hôtel de Brisacier.

De 1705 à 1716, construction des murs de soutènement pour l’aménagement des terrasses qui se concrétisent de 1750 à 1760 par la création des jardins et la construction du belvédère.

A partir de 1770, à l’achèvement des jardins, reprise du décor intérieur avec la création d’un salon à l’italienne, de la salle à manger et de la bibliothèque.

En 1790, les bâtiments et les jardins sont saisis pour l’installation de la préfecture.

En 1830, le palais est restitué à l’évêque. Les jardins deviennent promenade publique, le salon à l’italienne est transformé en chapelle.

 

Vers 1845

 

Le percement du boulevard Eugène Riffault engendra vers les années 1880 une dénaturation des jardins, la destruction du belvédère nord ainsi que la suppression de la partie nord-est de l’édifice.

En 1905, lors de la séparation des biens de l’Eglise et de l’Etat, l’évêché, devenu propriété de la ville, est transformé en musée et abrite celui d’Histoire naturelle ainsi que celui des Beaux-Arts.

Les 16 et 18 Juin 1940, l’Hôtel de Ville, (situé sur l’emplacement approximatif d’une maison offerte par Jehan de Saveuse, gouverneur et bailli de Blois, en 1457 à la communauté des habitants dans la rue Foulerie), est bombardé. Complètement sinistré, il est rasé et transféré à l’ancien évêché.

Aujourd’hui l’Hôtel de Ville se répartit sur trois bâtiments : l’ancien palais épiscopal, les anciens locaux des services diocésains datant du XIII° siècle où sont installés les services techniques et les locaux des affaires générales dénommés « Bâtiment C ».

Depuis 1990, la terrasse basse, au pied de l’édifice est aménagée en roseraie où s’épanouissent en un mélange de senteurs et de teintes lumineuses, des variétés de roses anciennes odorantes et remontantes dont le splendide rosier « Roseraie de Blois », créé à l’occasion de l’inauguration des lieux,  qui dans sa magnifique robe rose fuchsia trône dans un écrin de hêtres.

Sous les hautes baies de l'ancien palais épiscopal, sur la terrasse supérieure, s'étale nonchalamment un Jardin des Aromates.


Le Jardin des Aromates

 

Le service du courrier

 

 

 

 

 

Vue du belvédère

 


LES JARDINS DE L'EVECHE SELON MR BRUNO GUIGNARD

Au XVIII° siècle, la construction du palais épiscopal au sommet du coteau, en arrière de la cathédrale, détermine la création de vastes jardins en terrasse qui constituent, aujourd’hui encore, une des plus belles promenades de Blois.

Les dispositions anciennes en ont d’ailleurs été conservées dans leurs grandes lignes.

Si la terrasse principale a, hélas, perdu voici quelques années les marronniers séculaires qui l’ornaient et qui serait souhaitable de voir replanter, le tapis vert qui la prolonge vers l’est a heureusement remplacé en 1930 le jardin à l’anglaise que l’on avait cru bon d’y aménager en 1883.

La terrasse des tilleuls, le long de la rue du Haut Bourg, a conservé ses beaux arbres anciens mais a été amputée d’une partie de sa superficie lors du percement du boulevard Eugène Riffault. Quant à la terrasse basse, qui servait de potager aux évêques, et au boulingrin, ils ont tous les deux subi une modernisation.

Le Jardin de l’Evêché fait l’objet d’un remaniement profond. Le boulingrin est dévolu aux cinq sens avec l’installation d’une cascade, la plantation de nombreuses espèces aromatiques et d’arbres fruitiers évoquant les espaliers du temps des évêques. La terrasse basse voit ses sages et classiques plates-bandes remplacées par une roseraie abritant près de 400 variétés différentes dont la rose « Roseraie de Blois ».

La réouverture d’une porte condamnée depuis le XVIII° siècle permet enfin un accès direct aux Jardins depuis la rue des Papegaults et les quartiers anciens.

 

La statue de Jeanne d'Arc

 

 

L'hommage au peintre Paul Renouard

 

 

 

 

 

Hôtel de Ville
9, place Saint-Louis
41012 Blois
Tél. : 02 54 44 50 50

 

Les clichés actuels sont de Véronique Coulibaly

 

Publié dans TOURISME

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